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Edito semaine S10

Maintenant que le soleil recommence à pointer son nez, voilà qu’arrivent en petits champions de la photosyn-thèse les épinards de Jérôme Ayme des Bouches-du-Rhône. Ce dernier nous explique qu’il s’agit d’épinards semés en petites mottes et repiqués en début de saison, comme on le fait pour des salades, sur des buttes protégées des herbes sauvages par un « empaillage ».

Biofach

 Contrairement au semis fait directement en terre et adapté à la récolte de l’épinard en pied, cette méthode demande plus de rigueur et plus de surface, et permet un meilleur entretien du sol.

Ce sont des conditions qui facilitent la coupe des feuilles et donnent au coeur de la plante la possibilité de repousser jusqu’à trois fois dans l’année. Ainsi ces mêmes plants dont nous avions déjà mangé les premières feuilles au mois de novembre, ont bravé l’hiver et pris le temps d’en refaire de nouvelles que voici.

Alors que tout s’annonce bien pour l’épinard, il aura fallu faire beaucoup d’ajustements tout au long de la se-maine pour faire face à la morosité du climat de ces derniers jours et au manque de certains légumes qui prennent leur temps pour pousser. La Nature n’est pas une science exacte et c’est ce qui en fait toute sa beauté. La saison des poires s’est terminée plus tôt que d’habitude cette année, ce qui est du à une récolte généralement moins abondante, c’est pourquoi les agrumes prennent une place importante dans les compositions actuelles. Alors que la dernière fois Paolo Capello de Sicile croyait ne pas pouvoir nous proposer une nouvelle tournée de sa délicieu-se orange Navellina biodynamique, mûre à souhait, il a constaté qu’il restait encore suffisamment de beaux fruits sur les arbres de certaines parcelles pour faire un « nouveau dernier passage ». Comme nous vous le disions la fois précédente, c’est une orange qui se conservera mieux au frais.

On peut en dire de même pour la Nadorcott qui est une variété très tardive de clémentine que l’on ne pensait pas pouvoir vous proposer au-delà du mois de février. Mais les productions s’enchainent et ne se ressemblent pas. Ainsi Michael Gayde d’Alora, notre fervent défenseur de la bio en Espagne, nous a convaincu que ça valait la peine de vous faire profiter de celles qui ont été récoltées ces jours derniers, malgré quelques défauts d’aspect qui ne nuisent pas à la tenue des fruits.

Plus proche de nous Christian Saussac de l’Ardèche nous propose la Red Winter, une pomme de saison, ce que confirme son nom anglophone d’« hiver en rouge ». C’est une pomme d’un rouge profond, à la chair plutôt fondan-te et qui n’est pas sans rappeler le goût de la Granny Smith. Voilà d’ailleurs la raison qui nous a amené à faire ce duo de pommes aux couleurs opposées. Elles sont d’autant plus opposées que la Granny que nous vous proposons est d’un vert plus clair que d’habitude, ce qui selon Michel Megy vient du fait qu’il s’agisse d’une pomme d’altitude.

La nouveauté et la variété passent aussi par la mise en place de plusieurs nouveaux points relais dont la liste, que vous pouvez retrouver sur notre site Internet, s’est bien allongée ces dernières semaines. Ainsi, que vous soyez ou non amateurs de bon vin le Campanier semble avoir trouvé sa place chez les cavistes d’Ile-de-France puisque deux d’entre eux nous ont rejoint récemment : Intercaves, 20 Av de la Libération à Ris Orangis, et Aux Vignobles du Plaisir, 88 rue Didot, dans le 14ème à Paris, qui offre une très belle gamme de vins bio et biodynamiques. Egalement dans Paris nous sommes heureux de compter parmi les nouveaux points relais la boutique bio La Vie Claire Lachaise, au 13 bis rue du Père Lachaise dans le 20ème.

Bonne semaine à tous.

L'équipe du Campanier